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Topologie
Située
face à l'océan Atlantique, la Mauritanie est limitée
au nord par l'Algérie et l'ex-Sahara occidental, à l'est
par le Mali, et au sud par le Sénégal et le Mali. Sa superficie
qui totalise plus de 1 030 000 km est occupée, à 80%,
par la partie sud-ouest du Sahara. Ces immensités désertiques
- parmi lesquelles, véritable désert dans le désert,
le Majabat Al Koubra, ainsi nommé par le géographe arabe,
Al Bakri - sont formées de vastes étendues de dunes, vives
ou figées, dont la lente avancée vers les sud est contenue,
au nord et au centre, par les massifs montagneux du Tiris Zemour et
de l'Adrar, du Tagant et de l'Assaba. L'inselberg de la Kediet Ej Jill,
qui culmine modestement à 930 mètres, est le point le
plus élevé du pays.
Le Sahel, qui occupe le quart méridional du pays, s'étend
sur une bande d'environ 150 à 200 km de large. Il bénéficie
d'une humidité qui entretient une biodiversité dont la
richesse a été quelque peu réduite par la désertification
et des années de sécheresse.
La côte est sableuse et rectiligne dans ses parties méridionale
et centrale, et rocheuse à l'extrême nord du littoral (Cap
blanc). Entre la Baie du Lévrier et le Cap Timiris, elle alterne
des zones basses riches en gypse, des dunes et des pointes rocheuses.
Le fleuve Sénégal, qui sépare les territoires mauritanien
et sénégalais, est le seul cours d'eau important. Il bénéficie,
à la saison des pluies, des apports de deux affluents : le Karakoro,
à la frontière sud-est avec le Mali, et le Gorgol, formé
par la jonction de deux petits cours d'eau qui prennent leur source
dans les contreforts du Tagant et de l'Assaba. Il existe quelques plans
d'eau pérennes dans la zone sahélienne, dont les plus
importants sont le lac R'Kiz, dans le Trarza et les lacs d'Aleg et de
Maal, dans la Brakna.
Le climat est fortement déterminé par les vents : l'alizé
maritime des Açores, l'alizé continental (plus connu sous
le nom d'harmatan) et les vents de mousson générés
par l'anticyclone de Sainte Hélène. Ce sont ces derniers
qui apportent les précipitations dont les hauteurs dépassent
à peine 600 mm dans le Guidimakha (sud-ouest), la partie la plus
humide du pays, alors que le Tiriss Zemour (extrême nord) reçoit
moins de 50 mm annuellement.