La Mauritanie dispose de
plus de près de 700 kilomètres de côtes sablonneuses.
Succession de plages immaculées, à l'infini. Coulées
de dunes plongeant dans la grande eau, étendues paresseuses de
sable blanc caressées par l'écume, grandes cuvettes des
sebkhas dont la mer s'est retirée il y a longtemps. Plus au nord,
les falaises creusées par les vagues semblent des sentinelles
de pierres tournées vers l'océan. Le littoral se prête
à une multitude d'activités : balnéaires, sportives
(pêche, sports de glisse), scientifiques, etc.
Parc naturel
du Banc d'Arguin
Classé
patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco, le Parc naturel
du Banc d'Arguin est un écosystème niché entre
la vaste étendue d'eau salée de l'Atlantique et l'océan
de sable et de pierre du Sahara, dans le dernier tiers nord du littoral.
Immense vasière, entre le cap Timirist et la Baie du Lévrier,
le Banc d'Arguin occupe une superficie de 12 000 km , partagée
de manière sensiblement égale entre la mer et le continent.
Véritable interface désert-océan, c'est un écosystème
d'une rare et fragile beauté. Il renferme d'importants rassemblements
d'oiseaux migrateurs (près de 280 espèces et plus de 2,5
millions d'individus) et de colonies de poissons et d'animaux marins.
Sa partie littorale est constituée de hauts fonds tapissés
d'herbiers riches en sels minéraux. Ce sont de véritables
prairies sous marines qui offrent aux poissons, aux crustacées
et aux céphalopodes des conditions idéales de reproduction
et de développement. Les principales espèces qui y vivent
ou y transitent sont le flamant rose, la sterne royale, le pélican
blanc, la barge rousse. On y trouve également trois espèces
de tortues marines ainsi que -sur la partie continentale du parc- des
chacals, des fennecs et des hyènes rayées. Un véritable
Eden pour les amoureux de la nature, les ornithologues en particulier.

Le
cap Timirist et les communautés Imraguen
Situé
dans le périmètre du parc naturel, le cap Timirist abrite
l'un des neuf villages de pêcheurs Imraguen installés dans
le Banc d'Arguin. Les Imraguen sont les seules populations humaines
établies, en permanence, à l'intérieur du parc
naturel. Vivant exclusivement de la générosité
de la mer, ils se sont coulés, au cours des siècles, dans
une parfaite symbiose avec leur environnement naturel, pratiquant avec
les dauphins une espèce de solidarité dans la " chasse
" au mulet, dont l'exemple est unique au monde.
