Avec un
taux de croissance de plus 5%, des équilibres macro-économiques
rétablis et la perspective de l'exploitation prochaine du pétrole,
de l'or et du diamant, la Mauritanie aborde le nouveau millénaire
avec un certain optimisme.
Le minerai de fer des gisements de la Kediet Ej Jil, a été,
au cours des trois premières décennies après l'indépendance,
la principale ressource d'exportation du pays, et la Société
nationale des industries minières (SNIM) (qui dispose de nombreuses
filiales) est la plus importante entreprise du pays.
La pêche (les côtes mauritaniennes comptent parmi les plus
poissonneuses du monde) constitue le second pôle du secteur industriel.
L'extraction minière (fer et gypse) et la pêche industrielle
sont les principales sources de devises du pays.
Le secteur tertiaire - dominé par les activités commerciales
- est l'axe autour duquel se structure l'économie du pays. Voie
de passage des caravanes entre le Maghreb et l'Afrique occidentale,
la Mauritanie a une vieille tradition commerciale, et les Mauritaniens
ont su s'adapter, avec une certaine efficacité, aux règles
et au fonctionnement des relations commerciales du monde moderne.
Le secteur rural, qui représente près de 20% du PIB, occupe
plus de la moitié de la population. Mais il est tributaire des
aléas climatiques et ne satisfait que partiellement les besoins
nationaux en alimentation. L'élevage, principale activité
du secteur rural, est à l'image de l'agriculture, fortement tributaire
des précipitations annuelles dont dépendent les ressources
en eau et les pâturages. Avec plus de 10 millions d'ovins et caprins,
près de 1 100 000 camelins et de 1 million de bovins, le cheptel
mauritanien est une source considérable de richesse. Mais c'est
un élevage extensif fonctionnant pour l'essentiel, hors des cadres
économiques formels, et dont le principal débouché
est l'exportation du bétail vers les pays ouest africains. Les
cultures céréalières traditionnelles (sorgho, mil,
dattes, pastèques, maïs, etc.) se sont réduites du
fait d'un déficit pluviométrique devenu chronique et d'un
exode rural massif. Rendue possible par la mise en service des barrages
de Diama et Manantali, l'agriculture irriguée (riz, maïs)
a connu une forte croissance, ces dernières années.