Les Régions

Mauritanie Nouadhibou

 








La wilaya de Dakhlet Nouadhibou, 8ème circonscription administrative de la Mauritanie couvre une superficie de 17 689 Km2. La région a la forme d'un arc de cercle tourné vers l'océan atlantique qui est sa raison d'exister.

Historiquement, la région n'a jamais été un ensemble politique organisé comme ce fut le cas du Trarza, Brakna, Adrar et Tagant. Elle fut plutôt une zone de passage pour diverses tribus qui nomadisent entre l'actuel Sahara occidental et la Mauritanie avec cependant une présence de populations sédentaires établies le long de la côte pratiquant la pêche.

Dès l'origine, l'habitat de la wilaya de Dakhlet Nouadhibou était dominé par deux types : la tente des nomades et le Tikit (sorte de hutte) des Imraguens sédentaires. Plus tard seront remarquée deux autres types d'habitat :les baraques et les maisons en dur.

Climat

La situation géographique de la région et la latitude la place dans un désert froid tropical.

Les températures sont globalement douces.
La moyenne des minimales est de 16,76 °C, celle des maximales 27,32°C.
La région est caractérisée par la prédominance de l'alizé maritime et de l'alizé continental. A partir du mois de juillet, la mousson souffle du sud.

La végétation

Sur les terres salées d'une bande large le long du littoral, on trouve le Tamaris Sénégalensis et les plantes halophytes dans les bas fonds.

Dans le secteur du Banc d'Arguin, la faune chlyologique et ornithologique est d'une richesse exceptionnelle (voir le Bang d'Arguin).

Infrastructures

Nouadhibou, capitale de la région, est également la capitale économique du pays. A ce titre elle dispose de toutes les infrastructures de base dignes d'une capitale.


Tourisme

En dehors du Banc d'Arguin, le tourisme dans la région se pratique aussi par le surf Casting, au Centre de pêche sportive de la SNIM.

Par ailleurs, la région de Dakhlet Nouadhibou est une zone riche en vestiges archéologiques : sur toutes les étendues de cette région se dispersent des dizaines de sites archéologiques de presque tous les âges.

- Paléolithique dans la zone de Boulenoir et sur le littoral
- Néolithique, représenté par les sites très importants dabs l'espace : Morzouba, Boulenoir, Tintane, N'Talfa, le Tasiast, Chami, Bguent, Nouamghar..

Quant à l'île de Tidra, elle livre des sites néolithiques mais aussi des vestiges almoravides du 11ème siècle.

La baie du Lévrier

A l'extrême nord de la côte, le cap Blanc s'avance dans l'océan tel un gigantesque harpon figé dans l'attente d'une baleine hypothétique. Et met ainsi à l'abri de la fureur des vagues et des vents une rade large et profonde : la baie du lévrier. La ville de Nouadhibou s'étale sur les hauteurs surplombant la baie. Ses habitants s'appellent entre eux "stéphanois", en souvenir (ou hommage) de l'ancien nom de la cité : "Port-Etienne". Capitale économique du pays, Nouadhibou en a été le premier port. L'économie maritime du pays est tout entière concentré ici (flottes de pêches, industries de transformation du poisson, etc.).

Nouadhibou est aussi un port minéralier. C'est à Cansado, à la pointe du cap Blanc que se trouve le siège de la Société nationale des industries minières (SNIM). Le train minéralier y déverse, deux fois par jour, les milliers de tonnes de minerai de fer extraits des gisements de Zouérate. La baie du Lévrier est la destination rêvée des pêcheurs ; le poisson y est abondant (thons, raies, truites de mer, mérous, courbines, petits requins, bars, bonites, maquereaux ...) et il est possible d'y pratiquer plusieurs types de pêche (surf- casting, à la mouche, à la palangrotte, au lancer léger, à la traîne, etc.).


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