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Mauritanie Adrar
 





 

Jadis foyer des Bafours, la wilaya de l'Adrar a servi d'expansion au mouvement almoravide au XIème siècle. Plusieurs tribus sanhajiennes y vivaient d'agriculture et d'élevage. La région couvre une superficie de 215 300 Km2. Elle est limitée au nord-ouest par le Sahara, au nord par le Tiris Zemmour, à l'Est le Mali et le Hodh El Gharbi, au sud le Tagant, au sud-ouest le Trarza, à l'ouest l'Inchiri et le Dakhlet Nouadhibou.Les habitants de la wilaya de l'Adrar ont une culture essentiellement arabo-musulmane. Foyer de rayonnement des Almoravides, la wilaya abrite le tombeau de l'Imam El Hadrami, compagnon d'Abou Bekr Ibn Oumar, Chef des Almoravides.

Deux modes d'habitat dominent dans la wilaya de l'Adrar : la tente et la maison de pierre.

La passe de N'Tourvine, à Aoujeft

Climat

Il est de type saharien et désertique.
Deux principales saisons peuvent être distinguées :
- une saison froide de novembre à mars, avec des températures minimales en décembre et janvier où l'on peut enregistrer des minimas de 12°C.
- une saison chaude d'avril à octobre avec 42°C en juillet.

La végétation

Elle était déjà habituée à une grande sécheresse. Sur les sols rocheux couverts de sable ou superficiels, sous climat désertique, on peut trouver de riches parcours d'accacia flava.
Dans les zones d'accumulation d'eau, la végétation est luxuriante.
Enfin, de belles oasis de palmiers dattiers occupent certaines vallées humides.

Infrastructures

Atar, capitale de la région, est desservie à partir de Nouakchott par une route goudronnée et dispose d'un aéroport international, qui reçoit des vols charters en provenance de Marseille, pendant la saison touristique, entre octobre et avril. Les autres localités (Chinguitty, Ouadane…) sont accessibles par route goudronnée ou par pistes en bon état.

Vue de la célèbre mosquée de Chinguitty

En matière de télécommunications, les principales zones sont couvertes par les opérateurs de téléphonie (Mauritel, Mauritel Mobiles, Mattel).

L'eau courante et l'électricité sont disponibles 24 heures sur 24.


Tourisme

La région de l'Adrar est pionnière en matière de tourisme en Mauritanie et elle n'est plus à présenter. Elle recèle d'énormes potentialités dont on peut citer :

Atar

Célèbre pour ses palmeraies et ses jardins, le chef-lieu de l'Adrar, est situé dans la vallée de l'Oued Séguélil. La ville a été fondée par les Smacides, au XVIIe siècle, avant de devenir, cent ans plus tard, la capitale de l'émirat de l'Adrar. Au début du XXe siècle, les Français en ont fait une place stratégique et une étape importante sur la Route impériale n° 1 reliant Dakar à Alger. Réputée pour sa convivialité et sa «guetna» annuelle (cure de dattes fraîches), Atar est aujourd'hui la principale tête de pont du tourisme saharien en Mauritanie.

Terjit

 

Un petit paradis terrestre, à une trentaine de kilomètres au sud d'Atar. Un bijou précieux serti dans un écrin de roches. Un foisonnement de verdure à éblouir les sens. Un ruisseau que caressent les branches des palmiers nains, la musique cristalline de l'eau ruisselant des roches, une grotte d'une remarquable fraîcheur. Une véritable invitation à un farniente aristocratique. L'oued El Abiad, à proximité, renferme une palmeraie (Toungad) à la végétation luxuriante.

 Azougui

Cette vieille citée, située à quelques kilomètres à l’Ouest d’Atar, passe pour avoir été l'une des capitales des Almoravides. Outre une belle palmeraie, on peut admirer le mur d'enceinte paré de la ville, et visiter le tombeau du toujours vénéré imam El Hadrami, le saint homme dont les paroles calmaient les chiens les plus furieux. La gorge d'Oum Lemhar, voisine d'Azougui, abrite un étang aux berges verdoyantes, vestige des périodes ou le Sahara était encore humide, et qui héberge de nombreux poissons et mollusques, véritables fossiles vivants.

 


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